Un réseau d’assistantes maternelles pour ne plus mettre les bébés à la consigne

Vendredi, 2 Septembre, 2011 - 15:57

La prise en charge adaptée et solidaire des enfants de moins de 3 ans est une condition de la réduction des inégalités, qui se creusent dès le plus jeune âge, et de l’égalité femmes-hommes. Aujourd’hui encore, 60 % des touts-petits sont gardés par leur famille.

La Caisse nationale d’allocations familiales évalue à 500 000 le nombre de places d’accueil supplémentaires nécessaires d’ici 2012. Le gouvernement a limité à 200 000 les nouvelles places et a, comme d’habitude, privilégié les solutions les plus inégalitaires, encourageant l’ouverture de place en « jardins d’éveil » privés, accessibles aux seuls plus aisés.

Les conditions de travail des personnels et la sécurité des enfants ont été dégradées par la création de « maisons d’assistantes maternelles » échappant aux règles de fonctionnement des structures collectives.

Martine Aubry s’engage au contraire à mettre en place le service public de la petite enfance et à valoriser les métiers de l’accueil des touts-petits en les professionnalisant :

  • Pour lutter contre l’isolement et le manque de reconnaissance des compétences des assistantes maternelles, les « RAM » (réseaux d’assistantes maternelles) seront généralisés et assureront une formation continue, une assistance et des groupes de parole réguliers.
  • Le service public de la petite enfance proposera aux parents un guichet unique qui leur garantira dans un périmètre proche le mode de garde qui leur convient (place en crèche ou chez une assistante maternelle).
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