
L’été 2011 est venu rappeler que la crise n’est pas terminée : spéculation sur les dettes européennes, chômage en hausse, croissance en berne, commerce extérieur en déficit. L’Europe et la France s’enfoncent dans la dépression.
Alors que depuis les débuts de la crise, en 2008, la droite est à la remorque des événements, Martine Aubry a été à l’initiative de nombreuses propositions pour redresser la France et réorienter l’Europe.
Cet été, face au risque de rechute économique et d’aggravation de la crise européenne, Martine Aubry a fait des propositions précises pour mettre fin à la crise des dettes européennes et lancer une stratégie de croissance et de solidarité en Europe, pour réduire la dette en France et redresser notre pays, pour rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace.
Martine Aubry a affirmé fortement que « la France souffre d'un triple déficit, déficit de finances publiques, déficit d’emploi, déficit de compétitivité. S’attaquer à l’un sans les deux autres est une impasse ».
En effet, l’efficacité c’est trouver un chemin qui concilie croissance et réduction des déficits. Il n’est de redressement possible des comptes sans retour de la croissance. Sinon ce qui est gagné d’un côté est perdu de l’autre : les dépenses se réduisent certes, mais les recettes, qui dépendent de la croissance s’effondrent et les comptes ne s’améliorent pas. Le sérieux, ce n’est pas l’austérité : c’est une politique cohérente de relance et de réduction des déficits.
Au-delà de l’urgence, pour redresser notre pays, il faut inventer un nouveau modèle économique, social et écologique qui permettra de relancer notre économie, de créer des emplois, d’engager la transition énergétique et de rendre la société plus juste et sûre. Pour Martine Aubry, seul ce nouveau sera capable de produire une croissance durable et une réduction dans la durée des déficits et de la dette.
Traduction concrète immédiate : affecter 50% des marges de manœuvre financières à la réduction des déficits, et 50% au financement d’investissements d’avenir c'est-à-dire aux priorités : l’emploi dont la croissance, le pouvoir d’achat, l’éducation, la sécurité.
Martine Aubry a proposé trois mesures immédiates pour mettre en œuvre cet engagement :
- pour réduire l'endettement, supprimer 10 milliards de niches fiscales sur les 70 milliards créés depuis 2002 ;
- en parallèle, pour relancer la croissance, baisser à 20% l'impôt sur les sociétés qui réinvestissent notamment les PME et le monter à 40% pour celles qui privilégient les dividendes ;
- financer un plan d'action pour l'emploi des jeunes en supprimant les subventions absurdes aux heures supplémentaires qui bloquent les embauches dans un pays qui souffre du chômage.
Au-delà, pour stimuler la compétitivité, Martine Aubry s’engage à :
- réhausser l’effort de recherche publique et privée ;
- conduire la transition énergétique du pays ;
- créer une Banque publique d’investissement sous forme de fonds régionaux qui soutiendra filières d’avenir, industries stratégiques et PME ;
- défendre la création d’un gouvernement économique européen, d’une politique commerciale imposant la réciprocité des règles et des sauvegardes et ainsi que d’une régulation ferme du système financier.
Rappel : les propositions de Martine Aubry pour répondre à la crise européenne
Le 16 juillet, Martine Aubry a tenu une conférence téléphonique sous l'égide de Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, à laquelle ont également participé George Papandreou, Premier ministre grec, Martin Schulz président du groupe Socialistes et Démocrates au Parlement européen, Sigmar Gabriel, président du SPD, et de nombreux responsables européens.
Le 18 juillet, Martine Aubry a exposé ces propositions dans une tribune publiée dans Libération exposant un plan d’ensemble pour sauver les pays en difficulté et permettre le redémarrage économique de l’Europe.




